mercredi 1 décembre 2010

Eyeka... Ca commence à accélerer...

Une fois n'est pas coutume, voici un petit post qui est consacré à autre chose que de la musique... Mais Eyeka commence à plutôt bien fonctionner et il nous semblait opportun de résumer quelques uns des ressorts de ce développement. 
Pour mémoire, la société est née il y a maintenant quatre ans. Après des débuts poussifs au cours desquels le modèle consistait à s'aventurer dans le monde des services videos, la société s'est finalement repositionnée à partir de 2008 dans la co-création à destination des marques. Entendons-nous bien : le concept n'est pas ici de dire que faire de la publicité par une communauté de jeunes amateurs aspirants à devenir professionnels est un must, à l'instar de ce que font nombres de startups dans l'univers de la co-création. Mais bien plutôt de permettre au marque de rentrer au coeur d'un modèle qui permet aux marques d'avoir une relation extrêmement intense avec des gens qui s'y intéressent. 
A première lecture, le bénéfice peut ne pas sembler évident, mais pour des grandes marques, qui ont un peu perdues leurs ADNs, qui ne savent plus très bien pourquoi les consommateurs les consomment, c'est un outil plus qu'apprécié. L'exemple de la co-création de produit est très emblématique : des fabricants de voitures cherchent à savoir comment devrait être leurs prochaine voiture ; une 2 ou 3 place? électrique ou hybride? Modulaire ou pas? Une marque de mode veut savoir si sa communauté d'origine -les homosexuels- est toujours au coeur de son marché (ou pas), un fabricant d'équipement de montagne veut savoir quels seraient les produits que les femmes apprécieraient qu'il produise, etc, etc. 
Ces questions sont particulièrement importantes car elles engagent souvent le coeur de la stratégie de l'entreprise et ni le directeur marketing, ni le designer, ni encore les focus-groupes ne peuvent répondre convenablement sans prendre des risques considérables. Tandis qu'une communauté de créatifs est là très pertinente car elle permet de faire ressortir des réponses inattendues, et que la répétition de ces réponses est souvent un indicateur très fort "qu'il se passe quelque chose". 
L'histoire d'Eyeka est ainsi parsemée de petites annecdotes, comme cette directrice marketing qui s'était mise à pleurer en recevant le résultat d'un appel à création démontrant que ce qu'elle affirmait à son CEO depuis deux ans, sans être entendue, était correct, ; d'un grand annonceur qui a arrêté une très grosse campagne, constatant que son message n'était pas entendu, d'un fabriquant d'apéritif, qui se rend compte avec horreur qu'il est perçu comme une marque lugubre...
le métier co-créatif d'Eyeka s'applique à la stratégie -dois-je lancer un nouveau segment de produits en Chine (Eyeka a plusieurs milliers de co-créatifs en Chine-, au design -comment voyez vous le rasoir électrique dans dix ans?-, à la communication -est ce que mes messages sont les bons?- et même à des fonctions annexes -comment voulez vous que ma marque organise le recyclage de nos produits?- ou interne à certaines grosses entreprises -c'est quoi la qualité de vie au travail chez YZ telecom? 

Bien entendu, notre sentiment, c'est que la co-création va se retrouver rapidement au coeur du processus de management d'une entreprise. Après le Fordisme "les consommateurs vont acheter mon produit parce qu'il est bien" et le mix-marketing "mes études montrent qu'il faut vendre ce produit à ce prix", pourrait venir une ère du marketing conversationnel. C'est d'ailleurs la conviction de nombres de gourous du management, outre-Altantique. On ne compte plus les livres sur l'ère de la conversation et de la co-création... 

C'est pourquoi 2010 va représenter une année assez importante pour la société. Après avoir ouvert un bureau en Asie -qui comprend maintenant 7 personnes-, un autre à Londres au milieu de cette année, Eyeka se tourne à présent vers les Etats-Unis et la Chine. Même si la société n'est pas totalement rentable (nous privilégions la croissance et l'investissement), elle pourrait facilement l'être, et bien que nous ayons choisi de ne pas en révéler le chiffre d'affaire, nous pouvons révéler que celui-ci est beaucoup plus conséquent que ce que l'on l'imagine généralement. Chacun de nos investisseurs (nous en avons quatre) après -il est vrai- avoir été déçu de nos débuts plus que difficile, parle d'Eyeka comme d'un de ses investissements dans lequel il voit le plus de potentiel. 
En France, où la société dispose de son siège et emploie 25 personnes, Eyeka a paradoxalement peu communiqué ces derniers temps. C'est pourquoi, elle vient de faire le communiqué de presse ci après... 


eyeka

Triple 100 pour eYeka
Le 30 novembre 2010 – eYeka, leader de la co-création, annonce (i) une croissance annuelle de 100% de son activité après avoir dépassé le seuil de (ii) 100 marques clientes et de (iii) 100.000 membres dans sa communauté. 
Avec le développement de l'Internet, la voix des consommateurs influence fortement la façon dont nous percevons, évaluons et communiquons avec les marques et leurs produits. Pour réussir, les marques ont besoin plus que jamais de collaborer avec les consommateurs dans les domaines de l'innovation, de la distribution, du marketing et du support de leurs produits.
Depuis 2006, eYeka anime une communauté internationale des consommateurs créatifs sur lesquels les marques s'appuient pour collaborer avec les consommateurs et créer un lien direct et authentique avec ces derniers.

Forte croissance de l’activité commerciale 
En termes de développement commercial, eYeka est en forte accélération. Ses ventes ont ainsi augmenté de (i) 100% au cours des trois premiers trimestres de 2010 par rapport à la même période de l'année précédente. Eyeka a ainsi déjà obtenu plus de 80 nouveaux engagements depuis le début de l'année 2010.
 
Présente à Paris et Singapour, la société vient également d’ouvrir un nouveau bureau à Londres qui a déjà pour clientes des marques telles que King of Shaves, Cadbury et Standard Life.
 
eYeka travaille désormais avec plus de (ii) 100 grandes marques telles que Procter & Gamble, Coca-Cola, PepsiCo, Danone, L'Oreal, Coty, Renault, Honda, Levi's, Adidas, HSBC, Philips, Microsoft et Google.
 
eYeka, la plus grande communauté de co-création 
La communauté eYeka a récemment franchi le seuil de (iii) 100.000 consommateurs créatifs à travers 76 pays. Ayant la plus grande communauté de co-création à travers le monde, eYeka confirme ainsi sa position de leader.
 
En s'appuyant sur la communauté eYeka, les marques recueillent des contenus authentiques et les utilisent dans leurs initiatives d'engagement consommateur (entrer en conversation avec les consommateurs sur les réseaux sociaux), de génération d'insights (comprendre les besoins latents des consommateurs) et d'innovation (co-créer des produits et services avec les consommateurs).
 
Grâce à la communauté eYeka, les marketeurs peuvent recueillir en quelques jours des insights visuels et profonds venant du monde entier. A ce titre, la communauté eYeka a déjà créé plus de 45.000 contributions à travers plus de 250 appels à création.
 
L'ère de la co-création 
François Petavy, Directeur Général d’eYeka: « Les marques ont compris qu'il était désormais critique de collaborer avec les consommateurs à chaque étape du cycle de vie de leurs produits, et s'engagent de plus en plus souvent dans des démarches de co-création. Face à des défis sans précédent, les directions marketing ont plus que jamais besoin d'innover, de comprendre des besoins en forte évolution et de s'adresser à de nouveaux publics, tels que la Chine ou la Génération Y. Grâce à sa communauté unique, eYeka permet aux marques de réussir dans cette démarche - avec l'aide des consommateurs eux-mêmes. »
 
La société eYeka
eYeka est un leader dans le domaine de la co-création. La société anime une communauté internationale de consommateurs créatifs. A travers la co-création, les marques  s'appuient sur la communauté eYeka afin de créer un lien direct et authentique avec leurs consommateurs, de co-innover avec eux et de recueillir des insights. eYeka compte déjà plus de 100 grandes références telles que Coca-Cola, Nike, Philips, L'Oréal…La société est implantée en France, à Singapour et au Royaume-Uni. Pour plus d’informations: http://www.eyeka.com/corporate
 
 
CONTACT
Eyeka
François Pétavy – CEO
francois.petavy@eyeka.com - http://www.eyeka.com/corporate
Tél. : +33 1 44 76 80 80 – Fax. : +33 1 44 76 01 00
46 bis, rue N.D. des Victoires 75002 Paris

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Enfin un peu de vérité dans un monde de brutes !
eric N.

Steeve Diplodo a dit…

Comme vous l'évoquez, le modèle eYeka est bien intégré dans l'écosysteme des offres de Crowdsourcing avec le petit bémol que la promesse pour les contributeurs n'est pas celle qu'ils croient. ils contribuent pour être auteur de la marque et ils ne sont en fait que cobayes... Sans doute cela mériterait un peu d'explication, même si sur le fond, ça ne remet pas en cause votre métier.

Anonyme a dit…

Si la volonté des participants est de se faire entendre (et non pas d'être sélectionné meilleur contributeur), je pense que le principe est parfaitement légitime. Il est vrai que la frontière est mince entre responsabilisation et exploitation... mais le "triple 100" est réparti des deux côtés: marques (activité, clients) et internautes (membres)

romm1 a dit…

J'avoue que je sous estimais la rentabilité d'Eyeka : non pas que je ne croyais pas au modèle mais pour m'être intéressé au crowdsourcing (une tentative de définition  du crowdsourcing ) il est parfois difficile de capter une part substantielle de la valeur créée.

De plus le crowdsourcing est bien souvent employé pour des tâches ayant peu de valeurs ajoutées sur lesquelles : on est bien souvent obligé de faire du volume pour parvenir à être rentable. Or il semble qu'Eyeka ait réussi à concilier la co-création d'artefact ayant une forte valeur monétaire et qu'elle parvienne à en capter une partie substantielle : félicitation!

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