mercredi 16 septembre 2009

Oops, I did it again !

Afficher l'image en taille réelleC'est la deuxième fois que je parle de Britney Spears sur ce blog... Il va falloir que j'aille consulter si ça continue. Mais bon, c'est quand même pas mal ; le management de BS travaille avec mxp4 ! et on se retrouve avec l'appli sur la homepage de son site!!!!
http://ww
w.britneyspears.com/
Je n'ai pas encore de stat de traffic à présent, mais c'est plutôt prometteur.
Devinette : qu'on en commun Lilly Allen, Sliimy, Dave Stewart, Pet Shop Boys, La ROux, Speech Debelle & Bat For Lashes, David Guetta très nombreux autres?
Réponse


Gagner de l'argent avec la musique ;-) c'est possible !

Je ne blague pas, c'est mon buraliste qui m'a appris que Hadopi avait finalement été adopté hier après midi à l'assemblée Nat. Ca va permettre aux protagonistes de passer à autre chose et ils en ont bien besoin.
Ces derniers temps, j'ai rencontré pas mal de gens dans le contenu, en France, mais aussi à IBC à Amsterdam.
Beaucoup d'inquiètude évidemment de la part des musiciens, sociétés de production, auteurs... lorsqu'ils voient que les courbes de ventes ne cessent de baisser.
Beaucoup d'entre eux également se demandent si la musique va continuer à se vendre.
Ce post est donc consacré aux nouvelles tendances, aux modéles économiques et aux facteurs positifs.
Au préalable, il me semble une bonne idée de rappeler que plusieurs études ont montré que entre 70 et même 85% des gens sont prêts à payer la musique sous réserve qu'elle soit facile d'accès et au juste prix (ok, dans le même temps 63% des utilisateurs de services de P2P ne pensent pas que télécharger en P2P c'est voler).
Voici donc quelques idées de services et d'expérimentation dont on a souvent entendu parler :


1° Faire du Bundle: l'idée n'est plus d'offrir un tee shirt avec l'album, mais d'offrir l'album avec un tee-shirt. Une petite astuce, parfois utilisée en france consistait à vendre un livre en glissant un CD dedans... Ca n'a jamais eu le succès escompté, mais ça permettait de mettre la TVA à 5,5% au lieu de 19,6.
Gagnant de la catégorie: Prince, qui a ainsi écoulé 1M d'album en un weekend en vendant son album packagé dans le Sunday Time... Manip qui fut modérément appréciée par les disquaires en son temps ;-(

2° Faire de l'Abonnement : c'est le grand truc à venir ; la question est de savoir si on va vers du "all you can eat" (tout pour quelques Euros) sans DRM ou si d'autres modèles vont émerger. Pour ma part, et je l'ai déja dit, j'ai une préférence pour du "all you can eat", en haute qualité audio, en streaming. Ce modèle existe depuis très longtemps, il a été initialement lancé par Rapsody (RealNetwork) en 1998, sans pour autant remporter le succès que l'on aurait pu escompter. De nombreuses limitations en particulier en termes de catalogue, expliquent sans doute cet échec.
Gagnant de la catégorie: aucun jusqu'à présent... J'ai juste rencontré deux personnes qui se sont récemment abonnés à Spotify récemment. 

3° Sponsoriser les artistes: rien de vraiment nouveau, dans la mesure ou ça fait des dizaines, voir centaines ou milliers d'années que les artistes ont des mécènes. Le point est que des offres comme Beezick ont pour modèle d'offrir (donc gratuitement) le contenu sous réserve que l'on écoute ou visualise de bout en bout une publicité. Petit
Pour ma part, je pense que ce modèle peut éventuellement marcher, mais dans une logique de CRM maximum. Je sais tout de mon auditeur et donc je valorise ce savoir auprès de la marque. Problème: personne n'a développé cette approche et je doute qu'elle soit pertinente dans un futur proche.
Coca
Gagnant de la catégorie: Coca! qui a développé cette approche avec Itunes, à tel point qu'ils ont en 2006 été le meilleur contributeur au trafic d'Itunes, sans qu'aucun autre chiffre ne soit connu. L'opération spot a été arrêtée en 2007 sur les USA, elle continuerait sur d'autres pays.

4° Le chèque "j'arrête de pirater": dans certains pays, les syndicats de labels évoquent l'idée de faire un chèque "achat de musique" remis aux adolescents... Ce dispositif existe en France pour la presse ; je ne crois pas que les résultats soient connus, mais la problématique est certainement aiguë, vue ce qui est indiqué en préambule de cet article. 
Gagnant de la catégorie: aucun so far.

4° Faire une bonne tournée... et Live Nation, ça sonne bien ; ils ont un gros chéquier capable de faire une avance de 120M$ à Madonna. Le modèle n'est pas pour autant une grande innovation. Because Music a racheté Corrida il y a déja une paire d'année. Outre le fait que la scène est en croissance soutenue depuis plusieurs années (voir le succès des Rocks en Seine et consors), cela permet d' assurer la visibilité d'un artiste ayant sorti un album... et mieux maîtriser son image et son agenda, petits détails, mais importants.
Gagnant de la catégorie: Because music... pour LiveNation, c'est en train de devenir un succès ; j'imagine que ces deux là sont loin d'être les seuls. 

5° Faire du publishing: le publishing, ce sont les grattes papier qui sont très fort en juridique et contentieux, mais qui sont finalement pratiquement pas touchés par la crise. Le business est même en légère croissance à l'échelle mondiale cette année passée. Les applications sont assez vastes, ringtones, synchro publicitaires, films, etc. avec la multiplication des supports, c'est plutôt pertinent comme métier.
Gagnant de la catégorie: Sawnd certainement :-)

6° Monter une bonne start-up dans la musique: on ne peut pas dire que le secteur a porté chance aux VCs, à part quelques succès (mp3.com, Myspace, Musiwave et consors...) il y a eu pas mal de casse. Cependant -c'est un point de vue unanime- les investisseurs reviennent en masse vers les contenus. Après avoir fait de l'e-commerce, des moteurs de recherche, du mobile, des communautés, etc. ils sont nombreux a vouloir faire des dossiers musique. La raison en est assez simple. Il y a une théorie qui définirait l'évolution de l'innovation par cycle. Après dix ans le cycle serait aux contenus. une analyse plus concrète serait que l'on a atteint un point bas et que la valeur du contenu ne peux que remonter...
Gagnant de la catégorie: Il faut encore attendre quelques années pour le savoir, mais il y a de nombreux postulants sur les rangs.

6bis Monter une bonne start-up dans les nouveaux formats musicaux: je sais je vais énerver tout le monde sur le thème "il va encore nous placer mp4", mais je ne peux m'empêcher de remarquer qu'il y a un petit momentum sur le sujet. Apple annonce Music LP et les majors essayent de lancer CMX... L'idée est que les consommateurs ne veulent plus vraiment acheter un fichier, qui ressemble à tout autre fichier de leur ordi... Il faut donc essayer de repackager l'offre et c'est sans doute une bonne approche. De surcroît, dans le cas de mxp4, il y a une bonne possibilité de valoriser les masters dormants dans les maisons de disque. mais c'est une autre histoire...
Gagnant de la catégorie: pour l'instant Apple, qui a lancé LP, mais Mxp4 n'est pas en reste, avec Michael Jackson, David Guetta, et de très gros noms sur le point d'être annoncées. 




Voila, je ferai un post un de ces jours sur les stratégies lose dans la musique...

mardi 15 septembre 2009

MINISTRY OF SOUND MIXTAPE



Je peux pas résister : c'est le nouveau format de mxp4, le mixtape. Ca a l'air de rien, mais c'est une petite merveille de technologie, qui travaille directement à partir du Master (le multipiste qui permet de faire l'album).
Outre le fait que ça permet vraiment de faire des trucs plutôt innovants en terme de mix, ça permet VRAIMENT de faire de la lounge musique au kilomètre... Avis aux Costes et autres propriétaires de cafés branchés :-)
prenez au moins 5 minutes et essayez... C'est au bout d'un peu de temps que l'on trouve ça vraiment surprenant. 

dimanche 13 septembre 2009

Music platform... Quelques chiffres et news.

J'ai régulièrement des échanges avec des gens qui essayent d'évaluer le succès des plateformes de musique... Les chiffres sont généralement rares, mais je dois avouer que récemment, nous avons eu accès à une foison de chiffres, assez révélateurs sur les tendances du moment.
Tout d'abord, le grand leader, Apple... Pas de doute, leur leadership est assez établi, grace aux Ipods et, dans une moindre mesure à l'iphone. Avec 100 millions de comptes actifs, on ne peut que reconnaitre le succès incontestable de cette platforme, agée de huit ans. De surcroit, avec 8,5 milliards de titres vendus, il est facile de calculer que chaque compte activé télécharge 85 titres en moyenne, beaucoup plus qu'estimé par la plupart des analystes.

Il n'en reste pas moins que la concurrence n'est pas en reste. Spotify, en premier lieu, a réussi à créer pas moins de 8,3 millions de comptes (non payant il est vrai, à date du 11 sept 2009) en un peu moins d'un an. avec un budget initial de l'ordre de 14 millions d'euros, c'est un résultat plus qu'enviable et montre que les alternatives à Itunes peuvent clairement réussir. Aucune information n'a cependant filtré sur le nombre de comptes payants, mais à 9,95 Euros par mois, on peut penser que le taux de transformation est au mieux de l'ordre de quelques pourcents ; à titre d'exemple, plaxo ne transforme que 0,7% de ses comptes basic. Ils n'en sont pas moins les plus avancés dans cette course au recrutement de clients premium, même si LastFM a lancé son offre premium il y a de nombreux mois.
Spotify devrait normalement accélérer, car ils viennent de lever 50M d'euros, injectés par Lee Ka Chin (qui fut il y a une décenie le second homme le plus riche du monde) et Wellington Partners, des investisseurs de tout premier plan donc. Deux reproches structurels cependant, la V3 tarde vraiment à sortir ; elle m'avait été annoncé il y a plus de six mois et par ailleurs, ils ne sont pas ouverts aux USA, ni en Asie, ce qui limite considérablement leur développement.

Deezer n'est pas en reste. [xxx]. Disposant de 3 et 5 millions de visiteurs uniques, ce dernier acteur n'a pas à rougir de sa performance, réalisée avec des moyens finalement relativement modestes (environ 6,5M d'euros) comparée à l'ensemble des autres acteurs. Accélération à souhaiter face à une concurrence grandissante !

Les catalogues des plateformes sont finalement assez proches, Itunes annonce disposer de 19 millions de titres (ces chiffres sont toutefois contestés par plusieurs analystes) tandis que Spotify et Deezer auraient chacun entre 6 et 9 millions de titres ; il est difficile d'être plus précis en raison de l'absence compréhensible de transparence des protagonistes.

Il existe de nombreux autres sites de streaming, à commencer par LastFM, MusicMe, etc. Je ne les évoque pas ici car il me semble que leurs croissances sont extrêmement éloignées de celles de celles cités ci-dessus... LastFM ne fait plus vraiment parler de lui depuis qu'il a été revendu à CBS. Rhapsody n'est plus que l'ombre de lui même, etc.

Si l'idée vous vient à l'esprit qu'Apple ne peut être détroné, songez que Google fut le dernier venu dans le domaine des moteurs de recherche et qu'il n'en est pas moins devenu le leader... alors que l'acteur tout puissant de l'époque s'appelait Yahoo... c'était il y a seulement 8 ans ; l'âge d'Itunes.

ps : sur le sujet, voir également une réflexion sur le streaming vs download...

samedi 12 septembre 2009

Black Kent... turns American...

Ce blog a beaucoup parlé de technologie ces derniers temps... on va revenir à des fondamentaux plus artistiques dans les prochains posts avec des interviews, de la musique et encore de la musique...
Pour commencer une annonce fracassante : c'est désormais officiel; Black Kent est le premier rappeur français à sortir un album en anglais aux Etats Unis !

"Yes I Kent" sortira le 16.11.09 sur le territoire américain et le premier extrait est le titre "Pass That" featuring Bishop Lamont (la dernière signature de Docteur Dré sur le label "Aftermath").


Ce clip est d'ores et déjà sur le site de 50 Cent :

http://www.thisis50.com/profiles/blogs/thisis50-exclusive-black-kent

Un autre "gros" featuring arrive..........

mardi 8 septembre 2009

rehop : la mission création et internet (ii)

Pourquoi  cette commission s'appelle t'elle "Création et Internet"? Quel est le lien entre la créativité et l'internet? Pour beaucoup, ce lien n'est pas naturellement évident.
En réalité, ça m'a toujours étonné qu'Internet permette d'acheter des tas de trucs, mais qu'il ne soit finalement qu'assez peu mis à profit pour mettre à profit le potentiel (technique, créative, etc.) d'obscurs inconnus habitant le fin fond de la Corrèze, en d'autre termes, des gens qui sont socialement ou géographiquement enclavés. On connait tous autour de nous des personnes qui ont une compétence qu'ils ne parviennent pas à valoriser. Ils n'ont pas le bon réseau ou n'ont pas l'audace d'aller frapper à la bonne porte.
Une bonne comparaison serait Ebay, qui a permis à tout un chacun de vendre des tas de choses qui ne l'auraient pas été autrement.
Je sais, je fais un peu de pub pour Eyeka, mais ça m'étonne toujours qu'il ait fallut attendre aussi longtemps pour qu'apparaisse ce genre d'initiative sur le web. Sur Eyeka, il y a 70,000 créatifs (40% de français, 15% d'anglo-saxons, 25% d'asiatiques et 20% d'ailleurs) qui répondent à des appels à création de marques... et ça marche plus qu'un peu : chaque mois plus de 500 personnes créent des contenus pour des marques, et expriment ainsi leur compétences... De nombreux créatifs qui se sont distingués par la qualité de leurs travaux ont finalement été recrutés par une agence de publicité ou un studio de production, sans compter les prix, parfois conséquent qui leurs sont remis.  Un modèle semblable est wilogo, qui fait du sourcing créatif pour les gens qui veulent un logo vite et pas cher... ca a l'air de marcher pas trop mal non plus.
Mxp4, quand à elle, travaille sur du remix collaboratif -par la communauté de l'Internet- et devrait lancer une offre sur ce sujet prochainement...
il y a aussi MymajorCompany, qui source les talents pour les produire, Raphael a été leur grand succès, mais il y en a d'autres.
Et certainement beaucoup d'autres modèles du même type.
Le point ici est que ce formidable potentiel est largement (très largement d'ailleurs) sous-exploité et ma question est de savoir si une commission va parvenir à favoriser la multiplication des initiatives de création collaborative (le crowd-sourcing). Il serait intéressant d'ailleurs de voir quel est le potentiel en terme de croissance du PIB qu'on pourrait en tirer. En disant ça, j'ai à l'esprit que , sur le segment parallèle de l'e-commerce, qu'Ebay fait vivre -accrochez vous- 930,000 personnes aux Etats Unis !
Je ne serai pas surpris que le potentiel du crowdsourcing soit supérieur et toutes données à ce sujet seraient largement bienvenues.

Patriiick, au boulot !


ps : à lire également  impérativement sur ce sujet la brève lumineuse de votre serviteur, en date du 2 décembre 2008

lundi 7 septembre 2009

Creation et Internet (ii) tempête dans un dé à coudre

Pas mal de réactions indirectes (des mails surtout) suite à au précédent billet concernant la commission Création et Internet. J'ignorais que les sujets politiques déclenchaient tant de passion.
Quelques justes remarques ; je me suis effectivement trompé dans mon calcul de CPM d'un facteur 10 ; Merci Rémi. Cela éloigne d'autant la possibilité de financer la musique avec de la publicité et n'en rend que plus nécessaire de trouver d'autres sources de revenues.
On m'objecte le conflit d'intérêt "évident" du fait que Patrick Zelnick est le producteur de Carla Bruni. Sans vouloir nécessairement prendre sa défense, j'aimerai bien qu'on m'explique où est le conflit d'intérêt. Est ce qu'il y a quelqu'un pour penser que s'il n'était pas le producteur de la femme du Président, il ferait des recommandations différentes? Va t'il suggére que l'on donne des coups de bâtons aux pirates, certain que la mesure sera d'avance acceptée? Ou est ce qu'on aurait du laisser ce rôle à Pascal Nègre ou à Thierry Chassagne? J'avoue rester un peu dubitatif, toute explication reste bienvenue.
Un mail de Jean-Paul... sur la répression impitoyable qui va encore s'abattre sur les Internautes: là encore, je tombe un peu de ma chaise. D'une part je n'ai pas même évoqué Adopi dans ce court billet, et d'autres part, je ne vois pas en quoi le fait de faire payer la musique est contraire aux libertés fondamentales...
Pour le reste, il est vrai qu'il y a de très nombreux sujets à traiter mais ayant quelques occupations, à coté de la rédaction de ce blog, j'avoue que je ne m'y pencherai qu'à l'occasion !

Ps: je l'avais dit je le ferai, un papier sur l'aspect création de l'internet, demain !

Et hop : la mission création et internet (i)

Ca y est, c'est fait : Frédéric Mitterrand vient de nommer Patrick Zelnick patron d'une commission principalement chargée de trouver de nouveaux modèles économiques pour les contenus.
L'idée subliminale a sans doute été de prendre l'un des plus durement touchés par la dématérialisation de la musique pour l'inviter à se creuser les méninges afin de sauver son business et celui de ses confrères...
J'aime bien Patrick, qui est sympathique et qui a toujours plein d'anecdotes à raconter sur les artistes mais j'avoue me demander s'il ne va pas trouver sa mission un peu laborieuse. Pour éviter cet écueil concernant le sujet qu'il connait -la musique-,  il faudrait tout au moins qu'il crée rapidement un groupe de travail assez large, impliquant surtout le monde de l'Internet, plus à même de comprendre les modèles de monétisation, que ne le sont les acteurs de l'industrie "traditionnelle" des contenus.
les points durs sont multiples, mais à mon sens, celui des modèles économiques est central et peut se résumer ainsi :
a) les consommateurs ne veulent pas payer, ou presque pas pour des contenus de type mp4,
b) ces mêmes consommateurs n'ont jamais écouté autant de musique tant celle-ci est facile d'accès : une étude américaine vient de démontrer que dans chaque foyer américain, il y avait en moyenne... 21 différents appareils qui peuvent produire de la musique ; dont une majorité de lecteurs mp3 !
c) la publicité NE PEUT PAS, dans les modèles actuels, financer la musique (et ceux qui prétendent le contraire sont malheureusement souvent de mauvaise foi). Avec un CPM à 0,80 euros (1), il faut 15 pages vues pour financer un titre écouté en streaming et encore, je pense que les prix actuels sont très en deça de ce qu'ils devraient être pour financer l'industrie de la musique.
arg !
Il existe quelques solutions. Comme je l'exprimais récemment, en faisant payer environ 4 euros par mois et par foyer pour une offre totale (c'est à dire 10 millions de titres en catalogue au moins, une qualité hifi, une ergonomie top), si 50% des foyers français s'y abonnaient, on doublerait le marché de la musique tel qu'il était en 2000...
Une autre option, encore plus pertinente selon mois consiste à développer de façon très significative la CRM, c'est à dire la maitrise de ce qui intéresse le consommateur. La connaissance client serait telle qu'on pourrait multiplier largement par plus de 15 le -bientôt feu- CPM.
Les marques ont en effet des poches profondes : le marché de la publicité pèse 3000 Mds de dollars dans le monde ; celui de la musique en pèse à peine 24... Ya moyen de s'entendre non?
Alors au boulot !

PS: pour ceux que ce sujet passionne, et je suis sûr qu'ils se comptent en millions, j'ai aussi co-écrit sur le sujet un petit papier avec mon vieux compère Christophe Waignier.
et pour les fondus compulsifs, il y a aussi un autre papier de mon ami P. Giraudie...

(1), le CPM correspond à la valeur que vaut l'affichage effectif de 1000 fois une bannière de publicité donné sur le web. Le CPM moyen était estimé à 0,77 euros en Sept 2009.
(2) prochain papier sur la création sur internet. 

samedi 5 septembre 2009

Michael Jackson vs Black Kent

A l'annonce de la mort de Michael Jackson, j'avais un peu rapidement déclaré qu'on verrait certainement très vite un album "tribute to", de reprises de ses chansons et autres formes d'hommages. On m'a alors justement fait remarquer que Michael Jackson était l'un des artistes les moins repris... Une des rares raison de se plaindre (tout est relatif) pour sa maison de publishing.
Partant du fait qu'il existe plus de 8000 reprises de Yesterday des Beatles (Ray Charles, Nina Simone, etc.), on peut être surpris de constater qu'on est bien incapable de nommer cinq reprises de n'importe lequel de ses titres (exception faite, peut être, de "We Are The World") !
Le fait est que M. Jackson est un artiste si complet, à la sonorité si particulière, qu'il est pratiquement inimitable ; demandez aux musiciens que vous connaissez, ils vous le confirmeront, sans faille.
Black Kent - Tha Black Carter III (2009)Depuis sa mort, on trouve bien des vidéos de groupes qui se sont essayé à la performance... Généralement des initiatives hors champs commercial, et jamais françaises... Les titres lui étant dédiés, même sans être de lui, ne sont pas légions non plus...
Il existe bien une exception ; il s'agit de notre Black Kent national ! Son hommage a déjà été largement remarqué ; écoutez les paroles c'est très largement au dessus des fadaises qu'on entend trop souvent dans ce genre d'exercice.

Thanks to Britney !

A l'occasion d'une intervention récente, j'ai été amené à évoquer l'histoire d'une INVENTION. La plus emblématique à mes yeux est celle de la sonnerie hifi, inventée par Musiwave, en 2002. A l'époque, tout le monde utilisait les sonneries polyphoniques, sorte d'ersatz de bontempi symphonique. Au sein de Musiwave, nous cherchions le moyen de disposer d'un format permettant d'utiliser les catalogues des maisons de disque sur les téléphones mobiles, raison d'être de la société. L'idée s'est finalement imposé que l'on pouvait faire une boucle de quelques secondes à partir d'un vrai enregistrement et l'utiliser comme sonnerie. Ce qui est amusant c'est qu'au départ, les grandes majors ont refusé de nous licencier leurs catalogues pour ces nouveaux types de sonneries... Je me souviens qu'un de leurs responsable nous a expliqué avoir mieux à faire avec les plateformes pressplay et musicnet... Et c'est finalement Zomba Music, à l'époque indépendant, qui nous a licencié ni plus ni moins qu'une partie des titres de Britney Spears, à l'époque au top  des charts. Le premier téléphone compatible a été un Sagem, avec qui nous avions décroché un partenariat par l'entremise de notre directeur technique, un ancien de Sagem. Coté opérateur, c'est Telefonica, en Espagne, qui a commercialisé la première offre de sonneries hifi (les Musitones) avec un lot initial de 20,000 mobiles. Au bout de quelques semaines, il semblait manifeste que nous avions trouvé une martingale ; plus 17,000 téléphones avaient déja téléchargé au moins une sonneries. L'année qui suivait, la société faisait 6,7millions d'euros de chiffres pour un budget initial de 3,8millions d'euros ; principalement grace à ces nouvelles sonneries. 

jeudi 3 septembre 2009

Black Kent

Photo de BlackkentofficielCa fait un peu de temps que ça devait se faire, mais Sawnd n'est pas mécontent d'annoncer la signature de Black Kent.
Black Kent est un petit prodige du rap français
Je vous laisse le découvrir sur Myspace et le site de Skyrock.
Les videos parlent d'elles même.

Black Kent travaille actuellement sur son clip « Pass That », tourné depuis la terrasse du journal Libération ; un double album (un en anglais, un en français) « Yes I Kent » est également à prévoir pour le mois de novembre.
Le phénomène Black Kent ne laisse d'ailleurs pas les médias indifférents ; parmi d'autres, TraceTV devrait prochainement diffuser une émission qui lui sera consacrée... 
D'autres news à ce sujet prochainement.

mardi 1 septembre 2009

Bouh!

La rentrée c'est pas facile... L'ambiance au sein du management des grands groupes de medias français n'est pas au top.
J'ai ainsi appris que Lagardère cherche un modèle économique qui lui permette de mieux traverser les périodes de crises, du coté de Universal, petites inquiétudes sur le fait que les revenus de la musique continuent à descendre, que SFR va être concurrencé par Free et que Canal+ soit dans un environnement de plus en plus concurrentiel.
Je ne parle pas des petits indépendants de la musique, qui sont parfois 20% en dessous de leurs prévisions...
Ce qui m'étonne toujours, c'est que on leur dit toute l'année qu'il y a des tas de choses à faire, et ils restent là assis, les bras croisés.
Il existe des contre exemples, mais ils sont rares, à l'instar de Publicis qui, à force de rachat, fait à présent 30% de son chiffre d'affaire dans les news media !
C'est pas facile d'être innovant quand on est gros...