dimanche 27 septembre 2009

Official Basshunter Mixtape powered by MXP4

samedi 26 septembre 2009

sept ou huit idées de start-up que j'ai pas le temps de faire (6ème idée)

6° pressingmylps.com Je viens de voir une émission sur CNN qui explique que les ventes de LPs marchent tellement bien que de nombreux labels ont repris le chemin des presses à vinyls... Aux USA, mais aussi dans les pays baltiques, la mode semble n'en être qu'à ses débuts.
Ca m'a rappelé une vieille idée que j'avais eu à ce propos : presser des LPs on demand (LPOD.com?).
Il semble qu'il existe des machines qui gravent les vinyls directement sur du plastique (et non plus sur une matrice en cire...).
L'idée serait donc de permettre à n'importe qui de pouvoir presser son vinyl on demand. J'upload une dizaine de titres en mp3 ou autre format, j'upload une photo plus ou moins élaborée qui va s'afficher sur la pochette, je fais quelques opérations de mise en page avec un éditeur (placement du texte, etc.) je paye... et j'attends  sagement que le tout me soit envoyé par la poste !
Je ne pense pas que ce soit un gros business et je ne pense pas non plus que la marge soit extraordinaire, mais c'est original (rien de tout cela n'existe sur le net)...
Potentiel 1/5
complexité 3/5
Investissement 1/5


vendredi 25 septembre 2009

sept ou huit idées de start-up que j'ai pas le temps de faire (5ème idée)

5° Datingprofile.com Une de mes vieilles idées : lorsque les gens s'inscrivent sur cette plateforme de dating, ils installent un robot qui surveille tout ce qu'ils surfent ou font sur leur ordi, ce qui permet de proposer des rencontres par affinités.
En gros, si vous aimez secrètement birtney spears et les 2 be 3, les tortues ninja et la recette du flambi au marchmalow, le systéme pourra vous trouver un mate qui (i) déteste ça (ii) adore ça.
Je vois d'ici les grands défenseurs des libertés publiques m'expliquer que rien qu'avoir eu l'idée montre que j'ai un fond liberticide... d'avance je leur rappelerais que google lit vos emails toute la journée (du moins pour ceux qui ont un compte gmail). Ca tombe bien car ma version élaborée lit également les mails.
Evidement le service est intelligent et il comprend que si Robert ne s'intéresse qu'au sites de Formule1, il ne va pas nécessairement lui fourguer des camionneuses... C'est d'ailleurs une réponse à l'objection souvent formulée par les spécialistes : les gens ne s'assembleraient pas par affinité... mais il y en a beaucoup d'autres théoriciens qui pensent le contraire...
Potentiel : incapable de dire, en tout cas bon pitch pour recruter...
complexité 1/5
Investissement (1/5)


jeudi 24 septembre 2009

Black Kent dans... Le Monde



vendredi 25 Septembre 2009

 

Black Kent : premier rappeur français anglophone

Sles rockers français ont souvent tenté de chanter en anglais, nos rappeurs nationaux ont bâti leur succès exclusivement en français. Au-delà de sa fascination pour l'Amérique et sa culture des ghettos, la génération rap française avait sans doute trop de sujets brûlants sur le coeur pour risquer de ne pas se faire comprendre. Mais voilà que Black Kent, un Bordelais de 23 ans, défie les maîtres américains dans leur langue avec un album au titre "obamanien", Yes, I Kent, dont la sortie aux Etats-Unis est prévue le 16 novembre, alors que la publication en France attendra avril 2010. Une première dans l'histoire du rap français.

J'aurais aimé signer Jay'Z (pendant qu'il est à Paris)

Je l'avoue ; j'aurais aimé signer Jay'Z, c'est sûr.
J'adore ses titres, en particulier "Encore", "Nigga What, Nigga Who","Can I Get a Fuck You", "Dead Presidents ".
J'aurais du aller faire le pied de grue dans les coulisses du Grand Journal de Canal+ si j'avais été un peu moins paresseuse ce soir. Je l'aurais aidé à se repérer en France, petit pays qu'il visite pour ainsi dire pour la première fois. Et puis je lui aurais proposé les sons de mes artistes...
Jay'Z, c'est quand même l'un des artistes le mieux placé dans les charts sur les dix dernières années. Et puis il a été aussi l'un des premiers artistes à soutenir Obama. C'est également l'un des plus grands producteur de la planète : il a notamment lancé  Rihanna , et fera découvrir Kanye West en tant que producteur. C'est le mari de Beyonce, "Il m'aime parce qu'il pense que je suis la meilleure chanteuse du monde et je l'aime parce que je pense la même chose de lui en tant qu'artiste" déclarait Beyonce il y a quelques années.
Jay Z a sorti le 8 septembre dernier l'album The Blueprint 3 qui n'est autre que son treizième opus, depuis la sortie de Reasonable Doubt, son premier disque, en 1996.
Maintenant, je n'ai pas Jay'Z, mais j'ai signé Black Kent, le même en mieux avec 20 ans de moins ; ses titres récents semblent d'ailleurs plutôt bien marcher.
En moins de 3 mois, il est passé de 7000 citations dans google à plus de 55 000 (bon d'accord c'est 50 millions pour Jay'Z). Sur le site de Bishop Lamont, le titre qu'il a co-écrit avec lui a plus de 1,7 millions d'écoutes en cinq jours !!!! Il a fait 3 grandes émissions de radio et télé ces dix derniers jours, et on va pas en rester là...
La suite dans les prochains épisodes.
(mais c'est quand même prometteur).

sept ou huit idées de start-up que j'ai pas le temps de faire (4ème idée)

Mymusicstudio.com : De nos jours, un musicien professionnel va dépenser des montants conséquents pour s'équiper, logiciels type protools, digidesign, effets divers (sous formes de racks ou de logiciels), etc. Il va faire venir d'autres musiciens, tout le monde va faire sa partie et l'un d'eux va faire le montage final. Cela nécessite un important investissement pour chacun, généralement effectué le soir ou même de nuit, au travers de dizaines ou de centaines de réunions de travail.
Un investissement en temps et en argent donc, et beaucoup de déplacements.
Or, online, il devrait être possible de simplifier largement tout cela. Tous les outils de montage genre protools, ainsi que les effets pourraient être accessibles. Ne resteraient à acheter pour les musiciens que les instruments, les micros et des cartes midi, de captation, ce qui reste incomparablement plus accessible.
De surcroît, si le site est bien fait, il permettrait à tous les musiciens de se retrouver virtuellement en ligne, de travailler ensemble ou séparément sur le même titre.
De nombreuses briques de ce projets existent déjà car la plupart des éditeurs de logiciels ont prévu une version soft de leur travail. Certains en sont d'ailleurs déjà à la version online. Mais personne n'a assemblé le puzzle de sorte à en faire un lieu de travail unique SAAS (software as a service).
Dans la mesure ou la tarification adaptée permet d'attirer pro et moins pro, on peut prédire un potentiel important à une telle idée !
Potentiel 4/5
Complexité  4/5
Investissement 2/5

mardi 22 septembre 2009

Sept ou huit idées de start-up que j'ai pas le temps de faire (3ème idée)

8° Mytvprogramm.com  Vous regardez la télé? Ca m'arrive aussi. A chaque fois le même sentiment de frustration. 40 chaines m'imposent leurs mauvais programmes. J'arrive plutôt rarement à trouver quelque chose de bien, mais je m'en remet plus au hasard qu'à la lecture des programmes, qui nécessitent une dextérité de clerc de notaire, tant c'est écrit petit, mal résumé. J'ai pas le temps de faire ça.  je ne vous parle même pas des émissions de musique, qui ne sont pas annoncées autrement que "grande soirée les amis de la musique".
Sur internet, c'est pas beaucoup mieux ; Programme TV semble avoir été développé par des programmeurs d'applications pour minitel et la concurrence est sur la même ligne. 
L'idée est donc de faire un un vrai guide TV 2.0 avec trois fonctions essentielles : 
1° Des critiques (i) d'internautes, qui mettent un rating sur les films et (ii) la synthèse de la presse (comme allociné) avec des ratings. 
2° Un moteur de recherche élaboré (syntaxique) avec des filtres permettant de faire des recherches automatiques 
3° des alertes basées sur mes selections "m'alerter sur tous les films/docu/info qui parlent de timbres-postes".
Evidemment, on aurait la possibilité de recevoir un mail voir un SMS d'alerte 10 minutes avant le début ; il y aurait éventuellement de la VOD. 
Franchement, ça me sidère que ça n'existe pas. J'ai eu oui-dire que Free travaillait sur un projet dans ce sens, mais rien de plus précis, et de toute façon le monde est vaste.  Quand je pense que rien qu'en France, il y a 60 millions de gens qui regardent la TVet que personne ne peut simplement choisir ce qu'il veut voir. 
Potentiel 4/5 (pas des masses de barrières à l'entrée cependant).
Complexité  4/5 (du pragmatisme avant tout)
Investissement 2/5

proxi : justement, il n'y en a pas... 

lundi 21 septembre 2009

Sept ou huit idées de start-up que j'ai pas le temps de faire... (2ème idée)

2°Ontheroadagain.com qui serait nouveau tourneur online. Sur le net, on trouve des tas de base de données de concerts... genre concert & CO mais pas de tourneur online. un endroit ou les artistes viendraient présenter leur travail (video et son+ édito) et seraient selectionnés par les patrons de salles... Accrochez vous, il y a plusieurs dizaine de milliers de lieux de concert rien qu'en France, du plus petit troquet au fin fond de la bretagne jusqu'au Zenith... par exemple sur concert & co, il y a environ 12,000 événements par jour ! Tout ceci est évidemment tout sauf structuré et une offre qui permettrait à un manager de rationaliser sa tournée en visant les bonnes salles et donc le bon public pourrait vraiment faire la différence. Evidemment, il faut tout un tas de petits dispositifs pour créer la confiance (un rating des salles, des managers, etc...), mais rien qui ne soit faisable.
Potentiel 3/5
complexité 2/5 Serait plus simple de racheter un guide de concert en ligne pour démarrer...
Investissement 1/5 Un peu de développement en SQL et de l'huile de coude.


dimanche 20 septembre 2009

Sept ou huit idées de start-up que j'ai pas le temps de faire... (1ère idée)


Donc Il y a plein de chose que je sais que je ne pourrais faire dans la vie (avoir une collection de timbres, avoir un bureau rangé plus d'une fois par semaine), et parmi celles-ci, quelques concepts de start-up... Donc  autant semer à tout vent... Ca sera peut être utile à quelqu'un. Toutes ne sont pas dans la musique et donc ces posts sont un peu hors sujet par rapport à ce blog, mais la plupart sont dans les contenus, donc la pertinence n'est pas si lointaine... J'essayerai d'en mettre une en ligne plus ou moins chaque jour de cette semaine...

1° Myvangogh.com


Si j'aime cette idée, c'est peut être parce que j'ai été un peu dans la période déco pour mon appart. J'ai cherché des tableaux beaux et originaux, et l'idée d'acheter une toile ou une photo d'art à Habitat, que l'on va retrouver dans 100,000 autres endroits ne m'a jamais emballé. Avoir un truc plus personnel, des photos d'arts, des tableaux, voir quelque chose qui puisse avoir un second degré humoristique me plait nettement plus. 
C'est dans cette veine que je me suis rappelé que lorsque l'on va au Vietnam, il existe des petites boutiques ou l'on peut se faire tirer le portrait en peinture. Le processus est simple : on vous prend en photo et cette photo est transformée par un peintre en toile de maitre du format que vous voulez... Façon Van Gogh, Gauguin, Picasso période cubisme, etc. en deux trois jours. Rien à vous avec ce que vous pourriez trouver sur le parvis de Beaubourg. Tous les sujets sont bien sûr possibles. Vous pouvez envoyez une photo de votre poisson rouge favori ou encore une photo de vous de plein pied assis sur le capot de votre Safrane. 
En gros, sur place un 50X70 très bien exécuté vous coûte 50/80 dollars... ce qui, même avec le transport, laisse de la place pour une bonne marge. Celui qui met cette idée online fait un carton assuré et à moindre cout ! 


Potentiel  3/5
complexité 1/5 mieux vaut être Vietnamien cependant... Attention aux problèmes de qualité qui peuvent limiter la scalabilité...
Investissement 1/5 (quelques voyages d'agrément au Vietnam, un petit site web, un correspondant sur place). 
Proxi: Yellow Korner pour la photo




samedi 19 septembre 2009

Fan de...KKBB?

Une amie me fait part d'un nouveau modèle qui m'a semblé assez intéressant...


Ca s'appelle Kisskissbankbank.com (ca devient dûr de trouver un .com pas trop long ces jours-ci...) . L'idée est dans la veine de celle de MyMajorCompany : avoir une armée d'internaute qui sponsorisent les artistes et participent à leur émergence. 


A la différence de MyMajorCompany, l'idée ici est de produire un "projet d’artiste". Les internautes, en échange, peuvent toucher les dividendes au prorata de leurs investissements et en fonction des règles préalablement fixées sur la plateforme et qui peuvent être différentes d’un projet à un autre. 
"
·         L'idée n'est pas de découvrir de nouveaux talents (comme Grégoire) mais de faciliter à des artistes déjà établis ou pas (comme Cock Robin par exemple actuellement) de pouvoir trouver des financements de leurs projets auprès d'internautes.
·         Kisskissbankbank n'est pas une maison de disque, à la différence de MyMajorCompany et son rôle n'est pas la production mais bien la mise en relation entre les acteurs existants (d'où la notion de Fans). 
·         La mise en relation ne s'arrêtera donc pas a priori au seul secteur de la musique mais veut toucher le monde de l'entertainment (cinéma, jeux vidéos...)
Kisskissbankbank.com repose sur un modèle économique novateur dans le secteur : la plateforme se positionne comme un service d’intermédiation entre les artistes, leurs producteurs et les internautes et non comme un label musical digital ou un producteur. Sa santé financière ne dépend donc pas du succès commercial des projets. Kisskissbankbank vit grâce à une commission de 20% prélevés sur le volume des transactions financières effectuées sur la plateforme. Les internautes, les artistes et les producteurs encaissent 100% des bénéfices réalisés par les projets . Le modèle est basé sur un système monétaire propre au site, dont l’unité est les KissStock. Chaque KissStock correspond à une expérience exclusive avec un artiste, doublé d’un investissement réel de 10 euros qui est composé de :
-          6 euros de droits à recette investis dans les projets (% du CA + accès aux contenus et bonus)
-          2,04 euros de frais administratifs pour Kisskissbankbank
-          1,96 euros de TVA.
"
Je trouve le projet pas mal, mais ça s'arrête un peu en route... J'aurais pour ma part essayé de favoriser la notion de fan. Si un Fan réussi une opération particulière (par exemple, l'écoute par 100 de mes amis d'un titre donné), il a le droit à un autographe de l'artiste (+ ou - suivant la renommée) et à 1000, d'un diner en tête à tête avec lui !
plein de choses à développer donc... Ca serait bien qu'ils s'inspirent de cette idée.
Lundi, si j'ai le temps, je fais un papier sur toutes les idées de start-up dans le domaine de la musique (et ailleurs d'ailleurs) que je n'ai pas le temps d'étudier...

jeudi 17 septembre 2009

Pink : mxp4ise...


Cette fois c'est PINK ! Application ne bénéficiant pas du mixit, mais sympa quand même....
J'aime bien la grosse voix de Pink... On voit que c'est une fille des bars australien, mais c'est un style quand même !

Musique : les stratégies looser

Il est notoire que l'industrie de la musique n'a pas su s'adapter à l'émergence de l'Internet ; par comparaison avec celle du film, elle a démontré une incapacité flagrante à innover. Je me souviens d'une époque où lorsqu'on allait dans une maison de disque, l'attachée de direction nous conseillait d'éviter de citer le mot mp3 ! Surréaliste?? Mais... malheureusement vrai ! Pendant ce temps, l'industrie du film ajoutait des bonus à ses contenus, créait le BluRay, faisait la journée du cinema à 4 Euros et j'en passe. Voici donc, en hommage à ces années passées un post sur les stratégies looser dans l'industrie du disque.

Croire que Big is beautifull: il fut un temps ou la principale force des maisons de disques étaient les remises dont elles disposaient, au niveau groupe, en achat média auprès des télés et radios. Elles avaient là un avantage extrèmement fort par rapport aux indépendant. Si un nouveau groupe de rock voulait de la visibilité, il devait payer 3 à 4 fois plus cher son exposition payante aux médias s'il choisissait de travailler avec un label indépendant. Le problème est qu'aujourd'hui, l'émergence d'un artiste se fait de moins en moins par les médias traditionnels et que cet avantage a donc disparu. Les gros groupes auparavant avantagés, se retrouvent très nettement pénalisés ; pas adaptés à internet, incapables de réagir vite... Les artistes ne s'y trompent pas et à présent préfèrent nettement signer chez un petit indépendant malin que dans une major. Big is stupid and small is smart.

Refuser l'innovation sous toutes ses formes: plus que tout autre, c'est le syndrome qui a été le plus pénalisant. J'ai raconté ici comment fut inventée la sonnerie hifi, et ce n'est pas élogieux pour les majors... Et on peut se demander  combien d'autres innovations, à commencer par la distribution digitale, les majors ont refusé ! J'ai le souvenir d'un représentant de Universal qui avait dit deux âneries dans la même conférence (i) je ne donnerai mon contenu que lorsque les systèmes de sécurisation seront aussi élevés que ceux d'une carte de crédit à puce -ce qui revenait à imposer un niveau de complexité tout à fait superficiel, complexe et coûteux aux contenus- (ii) je me fiche de savoir quel est le prix exact, ce qui m'intéresse, c'est de vendre aussi cher que possible mon contenu. C'est bien ce qu'ils ont fait. Ils ont vendu les titres à 2,5/3 Euros. Les consommateurs ont essayé durant quelques semaines et puis, lassés que l'on les prennent pour des gogos achetant des titres bourrés de DRM et nécessitant une licence informatique pour être utilisés, se sont tournés vers d'autres source de contenus (suivez mon regard...).

Oublier les artistes et la musique: Combien d'artistes se sont plaints d'être traités comme des numéros dans une major? Malheureusement trop. Au tournant des années 90, Alors que le business était en pleine expansion, les actionnaires des maisons de disques ont commencé à penser que le business était trop juteux pour le laisser à des amateurs de musique, personnages suspects par essence... On a ainsi vu des polytechniciens, des directeurs de marque de grande consommation, des golden boys de la publicité... prendre tour à tour la direction des cinq majors. C'est ce que j'appelais alors un "CFO driven business" traduction : un business ou seul la logique financière régnait... La perte de sens a été pour le moins préjudiciable ! Les artistes ont commencé à se plaindre sans réserve, et des noms de tout premier plan ont quitté les majors : Prince dès 2000, Madonna en 2008, etc.

Se prendre pour une banque de wall street et initier des bonus quel que soit le temps : La musique c'est connu, c'est sex, drug, rock&roll.... and Pognon !
Tout ça c'est très bien quand le business va bien, mais à l'instar de ce qui se passe dans la finance ces jours-ci, c'est plus problématique lorsque le business se retourne et surtout lorsque l'ensemble des équipes touchent d'assez modestes salaires (un chef de produit confirmé touche environ 35KE annuels) tandis que le top management gagne entre 1,5 et 2M d'euros pour un pays comme la France et 3/4 fois plus pour les USA... Sans oublier de mentionner qu'au Midem, les meilleurs suites sont systématiquement dévolues à ces usual-suspects ; et ce sont eux aussi que l'on voit en train de monter en 1ère sur le Paris / LA tandis qu'on se glisse vers le compartiment à bétail des sièges coach...
Personnellement, je ne connais aucun secteur (à part la publicité peut être) ou la grille de salaire est aussi distordue ; même dans la banque d'investissement, les salaires d'entrée sont moins écartelés d'avec ceux des patrons.
A la limite, ça serait acceptable si l'industrie pouvait se l'offrir ; le problème c'est que le salaire du top management représente des coûts élevés pesant de façon sensible sur les comptes... De l'aveu même d'un directeur financier ayant été au coeur du système, c'est l'un des principaux facteurs du plongeon d'une grande maison de disque dont le nom commence par une des dernières lettres de l'alphabet... Sans parler du fait que ça n'est pas un facteur très motivant pour les troupes et les artistes !

Penser qu'il faut mettre en prison les pirates et que tout va s'arranger après: combien de fois ai-je entendu cela de la bouche même des patrons de maisons de disques? Ils sont subtils et ne le disaient pas directement, mais dès qu'on leur faisait une ouverture, ils se lâchaient... Pas la peine de vous faire un dessin, et même si je suis favorable à Hadopi, j'étais ulcéré de voir qu'ils ne pensaient qu'à la marge à remettre en cause les fondamentaux de leur business.

La liste est donc longue des griefs que l'on pourrait avoir à l'endroit de cette industrie. Récemment, j'étais interviewé par un membre de cabinet ministériel et je lui faisais part de mes doutes sur la capacité de réforme -et donc de survie- des majors. Je dois avouer que je ne parviens plus à penser qu'elles puissent avoir des avantages concurrentiels dans le nouveau paysage qui se dessine...